Lindy hop

Les cours de Lindy 2017-2018 chez Swing Spirit :

  • Niveau Débutants : tous les mercredis à 20h50 au centre social La Pépinière (salle Forum),
  • Niveau Avancés : tous les jeudis à 21h10 au centre social La Pépinière (salle Forum).

Les cours de Lindy 2017-2018 chez 3Step :

  • Niveau Débutants : tous les mardis à 19h45 à la salle de sport Les Bruyères

Le Lindy Hop….

Est une danse swing… si, si, si, c’est vrai 😀

Mais ce n’est pas la plus ancienne, qu’on se le dise, le charleston la précède. Mais le charleston ne « swingue » pas encore tout à fait non plus, il saute binairement mais il ne sautille pas de manière ternaire… 😉

Le lindy Hop naît donc dans les années 30, sur le continent américain, descendant d’un mélange de danses issues du vieux continent européen (valses, puis fox trot et autres danses de la « bonne société ») et de danses d’origines noires-américaines (on observe des similitudes entre les routines swing comme le big apple et des danses traditionnelles africaines encore pratiquées notamment)… Les esclaves et ex-esclaves se moquant de leurs maîtres ont imité leur danse et l’ont mélangée à leurs propres pratiques de la danse… d’évolutions en évolutions, on arrive donc à diverses danses Swing…

Et la musique dans tout ça? Tout ! De même que les danses, les musiques de type swing jazz et blues, ont une origine forcément métisse : la musique classique du viieux continent et les chants agricoles des populations esclaves et descendants d’esclaves, les chants religieux se sont mêlés : de cette influence métisse naissent le ragtime, le gospel, le blues, le swing, mais aussi le boogie, puis plus tard la soul et la funk.

Les danseurs de swing des années 25-30 tels que le très connu Frankie Manning (décédé en 2009 à 93 ans alors qu’il devait être l’invité d’honneur, le mois suivant, d’un stage international de danses swing) dansent donc sur une musique de type swing, descendante quasi directe du ragtime (1890), au tempo très (très très!) rapide. Ouvriers, jeunes (les premiers « champions » d’un concours de Lindy Hop ont 16 ans, ce sont une jeune fille noire et un jeune homme blanc), les premiers swingueurs ont de l’énergie et utilisent la danse comme exutoire et défouloir au petit matin après le travail de nuit, toute la nuit après avoir travaillé de jour… les parôles des chansons sont revendicatives, il existe bien une « âme » swing très imprégnée : la culture swing sert même pendant la seconde guerre en Allemagne comme instrument de résistance (ce sont les « Swing Kids » qui ont donné le film éponyme des années 1990), tandis que les « zazou » parisiens suivent une voie cousine, bien que moins impliquée politiquement.

Et le nom dans tout cela? Le nom est une création, une « blague » mi-journalistique, mi-dansistique : alors qu’un journaliste demande à un groupe de danseurs « mais que dansez-vous? », l’un d’entre eux se souvient d’un titre récent dans le journal « Lindy hop the Atlantique » (Charles Lindbergh – dont le surnom est Lindy – a sauté par -dessus l’Atlantique – il vient alors d’effectuer la première traversée de l’Atlantique par avion) et répond au journaliste crédule « we do like Lindy, we hop, that’s… Lindy Hop! » (nous faisons comme Lindy, nous sautons, c’est… « le saut de Lindy »). Le nom est né, et le nom reste. Ces danseurs intégrant un peu de charleston, et surtout dansant à des rythmes rapides, souvent avec des acrobaties à couper le souffle, ont désormais un nom passant à la postérité, ce sont des Lindy Hoppeurs.

Depuis, le Lindy Hop a bien un peu périclité dans les années 60-70 avec le succès des twists et autres jerks, toutes danses solo, mais dans les années 70 les danses de couples sont redécouvertes et sorties des placards… Les danseurs de balboa, de balswing, de shag, de lindy hop, de west coast swing se retrouvent… très vite le west coast swing se sépare, trouvant dans les musiques plus modernes (funk, pop, disco puis électro notamment) de nouveaux terrains d’expérimentations.

Le Lindy Hop arrive en France dans le milieu des années 90, sans attraper dans un premier temps le balboa qui arrive une demie décennie plus tard. Nous pouvons remercier des danseurs tels que Thomas Blacharz (Montpellier), Franck Balbin (Lyon), Dax Hock (Etats-Unis) qui sont du nombre de ceux qui ont participé au renouveau de la danse et à sa découverte en France !